Urgences et soins intensifs
Au CHV Saint-Martin, la prise en charge d’une urgence ne se limite pas à la consultation initiale.
Elle s’inscrit dans un parcours hospitalier complet : accueil, évaluation de la gravité, stabilisation, diagnostic, traitement, surveillance, hospitalisation éventuelle, transmissions entre équipes, communication avec la famille et retour vers le vétérinaire traitant.
Notre objectif : assurer une prise en charge continue, cohérente et adaptée à chaque patient, en conciliant excellence médicale, communication claire, organisation rigoureuse et travail d’équipe.
Pourquoi choisir le CHV Saint-Martin en cas d'urgence ?
24h/24 réellement sur place
Une équipe vétérinaire et ASV est présente jour et nuit.
Continuité hospitalière
Pas de transfert systématique externe la nuit ou le week-end.
Expertise pluridisciplinaire
Diagnostic et traitement sur un même site
Soins intensifs complets
Surveillance continue et thérapeutiques de support avancées.
Une seule équipe autour du patient
Famille, vétérinaire traitant et CHV travaillent dans une logique de continuité.
EN PRATIQUE
Le parcours au sein du service de Urgences du CHV Saint-Martin
Un service d’urgences disponible 24h/24 et 7j/7
Le CHV Saint-Martin accueille les urgences chiens, chats et NAC à toute heure, y compris la nuit, les week-ends et les jours fériés. Les patients hospitalisés restent pris en charge sur place : il n’y a pas de transfert systématique vers une structure extérieure la nuit ou le week-end.
- Au moins deux vétérinaires urgentistes et deux ASV expérimentées sont présents sur site la nuit.
- Les équipes se relaient jour et nuit au chevet des patients hospitalisés.
- La continuité des soins est assurée dans le même établissement, avec accès aux différents services du CHV.



À l’arrivée : évaluer, prioriser, stabiliser
Les urgences sont prises en charge selon la gravité de l’état clinique et non selon l’ordre d’arrivée. L’objectif initial est d’identifier immédiatement les patients instables et de réaliser sans délai les gestes indispensables.
En cas d’urgence vitale, les soins indispensables ne sont jamais retardés par les démarches administratives : la stabilisation du patient reste prioritaire.
- Évaluation des fonctions vitales et de la douleur.
- Oxygénation, perfusion et traitement symptomatique si nécessaire.
- Premiers examens complémentaires utiles à la décision.
- Définition de la stratégie diagnostique et thérapeutique avec la famille.
Une équipe d’urgence soutenue par l’ensemble du CHV
L’urgentiste est un vétérinaire diplômé, il constitue la porte d’entrée d’une équipe hospitalière pluridisciplinaire. Selon les besoins du patient, il peut mobiliser les compétences disponibles au sein du CHV Saint-Martin et les vétérinaires d’astreinte.
- Chirurgie
Intervention des patients critiques, y compris la nuit et le week-end selon indication. -
Médecine interne & endoscopie
Avis spécialisé, explorations diagnostiques et interventions endoscopiques. - Ophtalmologie
Astreinte spécialisée pour les urgences ophtalmologiques. -
NAC
Prise en charge spécialisée des nouveaux animaux de compagnie.
Un plateau technique immédiatement accessible
Le bénéfice du plateau technique n’est pas d’accumuler des équipements, mais de permettre au patient critique de bénéficier, au même endroit, de la chaîne diagnostique et thérapeutique dont il a besoin.
- Diagnostic
Laboratoire d’analyses, radiographie numérique, échographie, scanner Canon Lightning SP80, IRM 1,5 T. - Endoscopie
Gastroduodénoscopie, coloscopie, rhinoscopie, bronchoscopie, cystoscopie, vidéo-otoscopie et endoscopie interventionnelle. - Chirurgie
Blocs en surpression, chirurgie mini-invasive, neurochirurgie, chirurgie cardiaque et procédures interventionnelles. -
Réanimation
Oxygénothérapie conventionnelle et haut débit, assistance respiratoire, transfusions, perfusions continues, nutrition entérale et réanimation.
Lorsque l’urgence nécessite une hospitalisation
Tous les patients hospitalisés n’ont pas les mêmes besoins. Le secteur et le niveau de surveillance sont adaptés à l’espèce, au statut infectieux et à la gravité de l’état clinique.
- Hospitalisation conventionnelle : Patient stable nécessitant traitement et surveillance.
- Surveillance renforcée : Patient nécessitant des contrôles plus fréquents et une réévaluation rapprochée.
- Soins intensifs / réanimation : Patient instable ou critique nécessitant une surveillance rapprochée et des thérapeutiques complexes.
Les soins intensifs : surveiller, mesurer, réévaluer
En soins intensifs, surveiller signifie anticiper. Les paramètres à contrôler et leur fréquence sont définis en fonction du patient et de son évolution.
- Fréquence cardiaque et respiratoire, température, pression artérielle, saturation en oxygène.
- Glycémie, hydratation, poids, diurèse, transit, reprise alimentaire.
- État neurologique, niveau de conscience et douleur.
- Vomissements ou régurgitations, dyspnée, saignement, œdème.
- Plaies, drains, sondes, pansements et tolérance des perfusions.
Les données recueillies servent à réévaluer régulièrement le patient et à adapter sa prise en charge, et non à “surveiller pour surveiller”.
La douleur et le confort font partie du traitement
La douleur est recherchée, évaluée, traitée puis réévaluée tout au long de l’hospitalisation. L’environnement d’hospitalisation est également adapté afin de limiter le stress et de respecter les besoins propres à chaque espèce.
- Chats : Zones d’attente et d’hospitalisation réservées, le CHV Saint-Martin possède la certification Cat Friendly GOLD.
- Chiens : Cages et grands runs adaptés, sorties régulières et accès à des courettes.
- NAC : Espaces séparés selon les espèces et alimentation adaptée, le CHV Saint-Martin possède la certification Rabbit Friendly GOLD.
- Patients particuliers
Secteurs dédiés aux soins intensifs, contagieux, immunodéprimés et patients sous chimiothérapie.
Le repos fait aussi partie du soin. En dehors des patients nécessitant une surveillance rapprochée, les soins nocturnes sont limités à ce qui est réellement nécessaire.
Une prise en charge coordonnée, des urgences au suivi.
Aux urgences, la qualité des soins repose aussi sur la coordination entre les équipes, la communication avec les familles et le lien avec le vétérinaire traitant. Trois dimensions essentielles pour assurer une prise en charge fluide et continue, de l’admission jusqu’au suivi.
Une médecine d’équipe : la transmission fait partie du soin
Un patient peut être successivement pris en charge par les urgences, les soins intensifs, l’imagerie, la chirurgie, la médecine interne ou un autre service. La continuité repose sur des transmissions structurées et sur une responsabilité clairement identifiée.
- Situation clinique actuelle et événements récents.
- Examens réalisés et résultats disponibles.
- Traitements en cours et paramètres à surveiller.
- Décisions prises et décisions restant à prendre.
- Informations déjà communiquées à la famille.
- Plan de prise en charge pour les heures suivantes.
Le patient peut changer de service ; sa prise en charge, elle, ne doit jamais être interrompue.

Informer les familles fait partie du soin
La prise en charge d’un patient hospitalisé repose sur une décision médicale partagée avec sa famille. Les différentes options sont expliquées avec leurs bénéfices, leurs limites, leurs risques, leurs implications pratiques et financières.
- La stratégie médicale est expliquée avant l’estimation financière.
- Le consentement éclairé est un processus de compréhension, pas seulement une signature.
- La famille reçoit des nouvelles régulières de l’évolution du patient.
- En cas d’évolution majeure nécessitant une décision, elle est contactée sans attendre.
- Les éventuelles modifications de stratégie et de budget sont expliquées au fur et à mesure.

Travailler avec le vétérinaire traitant, pas à sa place
Le vétérinaire traitant fait partie de l’équipe autour du patient. Notre intervention est complémentaire : nous prenons le relais lorsqu’une urgence nécessite une permanence des soins, une surveillance continue ou un plateau technique spécialisé, puis nous organisons la continuité du suivi.
- Le vétérinaire référent est identifié dès l’admission.
- Il est tenu informé de l’évolution du patient pendant l’hospitalisation.
- Toute évolution majeure peut lui être transmise sans délai.
- Le compte rendu et les informations utiles permettent une reprise des soins sans perte d’information.

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Les examens complémentaires tels que prise de sang, analyse de selles, cytologie, endoscopie, radiographie, échographie, scanner, examen oculaire, mesure de la pression artérielle sont disponibles pour tous les Nouveaux Animaux de Compagnie.
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Un endoscope rigide est à disposition de l’unité NAC permettant un examen dentaire approfondi chez les lapins et rongeurs, le sexage ou l’exploration diagnostique chez les Oiseaux et les Reptiles. La fibroscopie (ou endoscopie) est également réalisée régulièrement chez les furets et est également disponible pour les autres NAC.
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Tous les examens nécessitant une anesthésie générale sont effectués avec une anesthésie gazeuse à l’isoflurane (aussi appelée anesthésie flash).
Lorsque votre animal est hospitalisé, il bénéficie d’un local isolé, à l’abri de toute forme de stress pouvant provenir du contact avec d’autres espèces, dans une cage ou un terrarium adapté à ses besoins.
Prestations du service NAC
au CHV Saint Martin
Tout au long du parcours de votre NAC au sein du Centre Hospitalier Vétérinaire, les soins sont effectués par les personnes les plus compétentes. Ainsi, une infirmière qualifiée et un vétérinaire de l’unité NAC surveillent l’anesthésie de votre animal alors que celui-ci est opéré par un chirurgien ou un ophtalmologiste spécialisé. De même, lors de la réalisation d’examens d’imagerie (échographie, scanner), votre animal est pris en charge simultanément par l’unité NAC et l’unité d’Imagerie afin de bénéficier d’une surveillance constante et des soins les plus adaptés à son état.



EN PRATIQUE
Le parcours au sein du service NAC
Il est primordial chez les Nouveaux Animaux de Compagnie d’agir préventivement afin de détecterles affections fréquemment liées à des conditions de logement ou d’alimentation inadaptées.
Aussi, nous vous recommandons, dès l’adoption de votre compagnon, de prendre contact avec l’équipe médicale afin de convenir d’une première visite au cours de laquelle un premier examen médical sera effectué et des conseils préventifs importants pourront vous être délivré
Déroulement de la consultation
Préparer votre venue pour la consultation NAC
- Lors de la première consultation, il est utile d’apporter votre animal dans sa cage habituelle si cela est possible. Sinon, une photographie de l’installation hébergeant votre compagnon permettra d’évaluer son milieu de vie.
- N’oubliez pas également d’apporter tous les papiers ayant trait à l’adoption, l’identification et la santé de votre animal (sexage, dépistage de certaines maladies, vaccinations et traitements antérieurs, courbe de poids).
Santé et conseils, une consultation NAC complète
Votre animal est reçu en consultation et examiné par l’un des vétérinaires de l’Unité NAC. A cette occasion, les mesures préventives concernant le logement, l’alimentation, les traitements préventifs et les mesures d’amélioration du bien-être sont abordées.
Transport des furets, lapins, rongeurs et oiseaux
Transporter un NAC en hiver
Maintenez une température constante et limiter les courants d’air. Préchauffez la voiture avant le trajet et placez une petite bouillotte contre la cage de transport.
Transporter un NAC en été
Diminuez la température de l’habitacle de la voiture : climatisation, pains de glaces, serviettes humides, vaporisation d’eau.
Transport des reptiles
Transportez votre animal dans un environnement chaud, correspondant à la température habituelle de son terrarium ou milieu de vie (bouillotte, boîte isotherme).
TORTUES : Transportez-les à sec (sans eau). Maintenez-les dans une boîte de taille adaptée afin qu’elles ne se retournent pas durant le transport. Un échantillon d’eau récemment prélevé dans l’aquaterrarium doit être apporté en consultations pour les espèces aquatiques (tortues, amphibiens, poissons).
Précautions avant une anesthésie ou une chirurgie d'un NAC
Il est inutile, voire nocif, de mettre la plupart de ces espèces à la diète avant une chirurgie ou une éventuelle anesthésie.
De nombreux NAC sont très sensibles aux arrêts de transit et/ou hypoglycémies s’ils ne sont pas nourris régulièrement, il est donc recommandé de les amener au CHV avec leur nourriture habituelle, et, le cas échéant, leur biberon d’eau. Pour des espèces ou des procédures particulières, renseignez-vous directement auprès de notre équipe.










